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Cafés Thucydide Les cafés à thèmes de l'association Thucydide




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Cafés Histoire

La barbe, symbole de pouvoir ou de sauvagerie ?




  • Date : mardi 22 mai 2012
  • Horaires : de 20:00 à 21:30
  • Lieu :

    Bistrot Saint-Antoine

    58 rue du Faubourg-Saint-Antoine 75012 Paris. - Métro : Stations Bastille (lignes 1, 5, 8) et Ledru-Rollin (ligne 8) - Bus : Lignes 76 et 86, arrêt « La boule blanche »

La barbe, comme le dit Jacques-Antoine Dulaure dans sa pogonologie (en grec, barbe se dit pôgôn), ou Histoire philosophique de la barbe, éditée à Constantinople en 1786 (...), la barbe "est devenue le jouet des caprices des hommes. Sacrée chez les Hébreux et chez les premiers Chrétiens, condamnée avec chaleur par quelques Papes, protégée spécialement par d’autres, elle fut successivement regardée par l’Église comme une hétérodoxie révoltante, ou comme le symbole de la sagesse et de l’humilité chrétienne (...)."



Cité par Marie-France Auzépy et Joël Cornette dans leur Histoire du poil, ce texte illustre, comme bon nombre d’autres citations présentes dans leur ouvrage magnifiquement illustré, l’attrait que l’on a pu avoir dans l’histoire pour les boucs, mouches et autres barbiches.

Ce mardi 22 mai 2012, l’association Thucydide désire partager avec vous cette histoire plus que curieuse et méconnue, avec la complicité de Marie-France Auzépy, agrégée d’histoire, professeure émérite à l’Université Paris VIII, spécialiste de l’histoire byzantine et en particulier de l’histoire de l’iconoclasme.

L’ouvrage : Très documenté, cet ouvrage s’attache à retracer la place du poil dans la perspective d’une histoire qui remonte au VIe millénaire avant Jésus-Christ, nous découvrant la multiplicité de la vocation du poil à travers les époques et les continents. Le poil a servi de signe politique, social, éthique et religieux, que ce soit dans l’islam et dans la chrétienté. Ce livre fournit un kaléidoscope des traces de cette histoire : de Sumer à Babylone, dans la France de Louis XIV, quand tout le sexe mâle porta perruque, dans la Chine mandchoue, où tous les sujets chinois devaient porter la natte, lors de la Première Guerre mondiale avec la glorification des Poilus, sans oublier la Turquie contemporaine tiraillée entre Mustapha Kémal et l’islam, ce qui a des conséquences sur la forme des moustaches... Mais ce livre touffu explore aussi les marges de l’histoire avec les eunuques byzantins ou les malheureux atteints d’hypertrichose - cette maladie qui se manifeste par une pilosité envahissante sur une partie du corps ou sa totalité - et présentés comme des monstres. La linguistique, l’anthropologie et la psychanalyse ne sont pas en reste de cette histoire complexe. Le lecteur aura l’occasion de découvrir l’effrayante plasticité du poil dans la langue, suivra la façon dont l’homme perdit ses poils de bête, et comment les freudiens ont soigneusement mis de côté les poils, pourtant exhibés sur le menton du père fondateur.

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